Une marque venue
d'ici & d'ailleurs
Nyanga Mix’Tissage propose une ligne de vêtements éthno-contemporains confectionnés à partir d’étoffes traditionnelles Africaines et de tissus occidentaux sur des coupes actuelles.
L'histoire de la marque
Entre tradition et modernité, authenticité et sophistication urbaine, les créations reflètent une tendance de mode personnalisée et unique qui conjugue harmonieusement l’esthétisme africain au présent.
Dans un jeu d’associations et de superpositions de tissus, d’impressions, d’iconographies, de matières, de motifs et d’imprimés de fibres naturelles, nous créons un style moderne intemporel aux accents uniques et authentiques très loin des tendances de la mode jetable.
Un look incarnant avec grâce une sensualité épanouie, et marquant l’émancipation culturelle afin de s’inscrire vers une approche pleine d’esprit où souffle le vent de la liberté.
La créatrice
d'une marque indépendante
D’origine Afropéenne, aînée d’une famille monoparentale vivant dans un milieu social plutôt défavorisé à Yaoundé au Cameroun, j’ai grandi avec trois générations de femmes matriarches très engagées dans la vie sociale. Elles ont été les précurseuses d’une dynamique entrepreneuriale dans différents domaines associatifs, politiques et sportifs qui forgera mon caractère, loin du glamour.
J’ai saisi progressivement, à travers mon implication dans des mouvements socioculturels très diversifiés favorisant l’échange et le partage, les aspirations d’une population exprimant un fort de besoin d’affirmation dans une société cosmopolite tendant vers l’uniformisation.
Ma première collection « Womanifesto » est inspirée de la vie de ma grand-mère et du mouvement des femmes indiennes qui ont lutté pour l’amélioration de leurs conditions de vie.
La marque répond à une quête de sens et de beauté, elle prouve que mode et conscience se conjuguent sans qu’il n’y ait pour autant besoin de changer le monde.
Puisant dans la richesse d’une double culture avec une grande curiosité et animée d’une créativité insatiable, j’ai voulu créer un style vestimentaire porté par des « real people ».
Juste l’envie d’injecter de la poésie dans le vestiaire des magiciennes du quotidien,
Lucie.
Nos collections :De la conception à la réalisation
Parce que la mode est l’opportunité de mettre les savoirs-faire en commun au-delà des frontières. Du dessin par Lucie à la réalisation dans notre atelier à Yaoundé au Cameroun, les collections Nyanga Mix’Tissage prennent vie entre la France et l’Afrique.
Tout est pensé, créé et fait à la main, avec respect et équité.
Les valeurs & objectifs
d'un projet attractif
La marque répond à une quête de sens et d’élégance, loin de la mode jetable dictée par l’industrie, mais plutôt une tendance intemporelle pour répondre aux besoins spécifiques des femmes du nouveau millénaire.
La mode pour Toutes
Nyanga Mix’Tissage célèbre la beauté au pluriel et habille ainsi toutes les femmes, quelle que soit leur morphologie.
100% Made in Cameroun
Nous travaillons avec une équipe très qualifiée de jeunes professionnels de la couture et d’artisans autour d’un partenariat éco-solidaire pour insuffler une dynamique entrepreneuriale locale vertueuse.
100% Fait Main
Nos collections sont conçues, construites et cousues par des mains expertes. Les modèles sont des créations uniques déclinées en plusieurs tailles.
Respect de l’environnement
Nous utilisons des tissus et teintures traditionnelles qui protègent la nature
La revalorisation des tissus africains par le mélange
Face à la problématique de la vitalité de la mode africaine dans un monde uniformisé, Nyanga Mix’Tissage propose des créations pluri-ethniques, naviguant entre les tendances et les univers dans un melting-pot culturel.
Elles mêlent à la fois l’authenticité Africaine, à la passion du Flamenco, au charme légendaire de l’Asie et du Moyen Orient avec le raffinement à la française et une once d’excentricité Anglo Saxonne. Des styles enrichis de matières nobles et rares symboles de la réminiscence d’une Afrique oubliée et reconverties dans des formes résolument contemporaines comme suspendent dans l’air du temps.
Les modèles se révèlent modulables dans un jeu subtil de combinaisons, on y trouve aussi bien la toile coton brut tissé aux motifs imprimés artisanalement ou tissés qui se mélangent harmonieusement à du jean, du néoprène, du cuir, du molleton… ou encore le design Wax qui s’adapte si bien au maillage, au voile de coton du Bénin teinté artisanalement.
Ces associations font ressortir l’éclat et la variété des couleurs, et réactualisent ainsi ces tissus en les réinterprétant dans un cadre contemporain afin de rompre avec l’uniformisation imposée par le marché industriel de l’habillement.
Nous voulons rendre visible une culture riche qui mérite d’être portée et assumée, nos collections sont le moyen de les partager et de les faire revivre, autrement que dans des cérémonies traditionnelles.
Histoires & Symboliques des tissus travaillés
La richesse d’une culture passe par son histoire.
Les tissus Africains sont pour moi une matière riche culturellement d’histoires, d’émotions, de vie et de couleur. Il est donc important pour moi de faire connaître la symbolique de leur représentation et leurs techniques de confection artisanale pour ressentir toute la force et la vitalité de ces matières et faire perdurer un patrimoine ancestral.

Le Ndop
Le Ndop ou Dze Ndouop est une étoffe traditionnelle et rituelle Bamiléké dont son emploi daterait du XVIIIe siècle. Les tissus Ndop Bamiléké originaux sont teints à la réserve. Le tissu de fond, importé, est obtenu par filage et tissage du coton et les points de coutures en fil de raphia sont très serrés, suivant les lignes des dessins tracées. L’étoffe est ensuite plongée dans l’indigo pour lui donner la couleur bleue de fond. Les motifs géométriques blancs sur fond bleu indigo donnent son identité au Ndop et permettent de transcrire des messages. Les formes géométriques, la lune, le soleil, les étoiles, les animaux… sont des messages codés de paix, fécondité, …

Le Toghu
Le Toghu est un tissu traditionnel de la région de Bamenda, du nord ouest du Cameroun qui est réalisé avec du velours de couleur noire sur lequel sont brodées à la main des motifs et décorations avec du fil de couleurs jaune, rouge, blanc, etc. … C’est à la base un tissu royal porté par les chefs et les notables, hommes comme femmes. Au fil du temps, l’utilisation du Toghu s’est répandue au delà de la chefferie et des notables pour concerner également le peuple qui l’arborait dans des circonstances festives. Dans sa version modernisée, le Toghu prend plusieurs formes suivant l’inspiration de l’artisan. Exit la tunique large et place à des tenues stylées et habillées.

Le Wax
Le tissu Wax est une toile de coton enduite d’une cire qui lui confère un aspect huilé, un peu craquant qui reste même après lavage. Le wax encore appelé « tissu africain » est un tissu en coton imprimé de qualité supérieure servant à la confection de vêtements d’une grande renommée. Son origine remonte à l’époque de l’arrivée des premiers Européens en Afrique de l’Ouest. Le pagne n’est plus seulement un vêtement, mais une valeur de référence, un signe de reconnaissance sociale, un symbole reconnu et admis par tous.

Le Bazin
Depuis environ deux décennies, le bazin est devenu un véritable phénomène de mode et social au Mali et en Afrique de l’Ouest. C’est au Mali que toute la sous-région vient rechercher la précieuse étoffe. Avec sa raideur majestueuse, ses couleurs explosives, ses broderies originales et son crissement si caractéristique, le bazin est le tissu des grandes occasions par excellence. Le basin en coton 100% naturel est le tissu damassé brillant qui est utilisé pour confectionner les boubous en Afrique de l’Ouest. Ses couleurs ont une très grande longévité et sont imprimées à la machine et obtenues par teinture manuelle suivant des techniques traditionnelles : les tissus sont plongés dans des bains de pigments mélangés avec un fixatif, les motifs en anneaux ou en bandelettes sont obtenus par nouages ou pliages très serrés des tissus.

Le tissé Bogolan
Tissu original de prédilection, il est utilisé par les Dogons comme tenue traditionnelle. Tissé à la main et richement décoré, il s’agit d’une toile en coton filé, tissée en lés d’une douzaine de centimètres et cousues bord à bord pour former de grandes pièces.

Le tissé Baoulé
En pays Baoulé (Côte d’Ivoire), le pagne revêt une signification mystique. Les tissus Baoulé sont constitués d’un fil de coton qui est tissé en bandes étroites sur un métier manuel fait maison par des tisserands. Les bandes ainsi obtenues sont assemblées pour former un pagne de coton. Les tisserands des villages du centre du pays en détiennent le secret de fabrication. Les pagnes anciens, qu’ils soient Baoulé, Kita, Sénoufo ou les plus traditionnels Gouro et Yacouba, continuent à habiller les hommes et les femmes de la société ivoirienne dans les moments de joie, de malheur ou de deuil.

Le Faso Dan Fani
On retrouve des mentions du Faso dan Fani dans les écrits d’anthropologues et explorateurs du XIXe siècle. Ancestralement, ce sont les Mossis, une ethnie présente au Burkina Faso, qui cultivent et transforment le coton, au gré des saisons. Les rôles sont divisés sexuellement : le coton, une fois récolté, est filé et teint par les femmes tandis que les hommes le tissent ensuite sur leurs métiers à tisser horizontaux. Ils confectionnent ainsi des bandes plus ou moins larges, ensuite assemblées pour faire ce magnifique pagne et son explosion de couleurs En son temps, Thomas Sankara avait imposé le port du Faso Dan Fani et de vêtements fabriqués en coton local dans l'objectif de développer son pays le Burkina Faso afin d'être souverain dans la production, la transformation et la commercialisation du coton produit localement.







